L’habitat collaboratif : acheter un logement à plusieurs et y vivre tous ensemble

23 Apr L’habitat collaboratif : acheter un logement à plusieurs et y vivre tous ensemble

La pratique est encore toute nouvelle en France, mais elle a fait ses preuves dans les pays scandinaves, et notamment au Danemark. L’habitat collaboratif, encore appelé habitat participatif, consiste à acheter à plusieurs un terrain à bâtir ou un logement, et y vivre tous ensemble. Une sorte de colocation, en somme, ou les locataires seraient en fait propriétaires.

Les avantages de l’habitat collaboratif

 

Ils sont économiques

Mutualiser les ressources permet de faire baisser les coûts et/ou d’accéder à des biens immobiliers avec de meilleures prestations. Le coût d’espaces communs tels qu’une chambre d’amis, un jardin ou une buanderie sera en effet divisé par autant de propriétaires. Au quotidien, cela permet de faire également des économies sur les charges ou encore sur les services, comme la garde des enfants, les travaux de plomberie ou d’électricité.

Ils sont sociaux

L’habitat collaboratif est intimement lié à un projet de vie : celui de renouer du lien avec ses semblables, en partageant un peu plus que de simples relations de voisinage. Il ne s’agit pas que d’une solidarité financière, bien qu’elle soit évidemment indispensable au projet.

Ils sont aussi environnementaux

Si l’impact environnemental n’est pas le moteur de tous les candidats à l’habitat participatif, il n’en reste pas moins que, dans les faits, un logement partagé à plusieurs consomme moins. C’est la magie de la mutualisation : moins de lumière, moins de chauffage, moins de consommation de produits manufacturés, etc.

Habitat Collaboratif Avantages

 

Comment monter son projet ?

 

La phase de préparation

Bien plus encore que dans une colocation, la phase de préparation est indispensable (voir le post à ce sujet ici). C’est une véritable communauté, forte et solidaire, qui doit se rassembler autour du projet. Famille, amis ou parfaits étrangers, elle peut être composée de toutes sortes de personnes. Le seul mot d’ordre à respecter : partager le même projet et la même vision de l’habitat collaboratif.

Pour entrer en contact avec d’autres personnes intéressées par l’habitat participatif, vous pouvez vous rapprocher des associations listées à la fin de cet article.

Le choix de la forme juridique

La récente loi Alur (Accès au Logement et à un Urbanisme Rénové) a fourni un cadre juridique à l’habitat participatif, et notamment créé deux statuts juridiques pour les personnes désirant s’associer autour d’un tel projet. Il s’agit de sociétés d’habitat participatif, au sein desquelles les habitants seront des associés et possèderont des parts sociales de leur société commune.

La coopérative d’habitants permet de gérer collectivement l’immeuble ou le terrain occupé conjointement, d’accorder la jouissance des logements et des espaces communs, de la construction, l’acquisition, la rénovation, la gestion et de l’entretien. Ses activités, en particulier pour les services aux tiers, et les sorties des membres sont encadrés. Si un emprunt a été contracté au démarrage ou en cours de vie de la société, chaque associé coopérateur doit s’acquitter de sa quote-part.

La société d’autopromotion permet de construire ou acheter un bien immobilier selon des aspirations communes (environnementales, sociales, économiques) pour le partager entre différents propriétaires. Après la livraison, l’autopromotion peut déboucher sur une copropriété classique, une société d’attribution ou une coopération d’habitants selon les clauses prévues dans les statuts. Les sorties de la société sont elles aussi réglementées.

 

Renseignez-vous auprès d’associations engagées !

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rapprocher des nombreuses structures qui promeuvent et accompagnent ce mode de vie.
Par exemple (cliquez sur les logos pour accéder aux sites internet) :

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